L’immobilier dans tous ses États
La crise de la dette souveraine grecque marque une nouvelle étape dans la crise financière mondiale : le risque est passé des banques aux États. Quel est l’impact de cette nouvelle donne sur l’immobilier ? On trouvera des éléments de réponse dans la revue de presse de mai.
Philippe Tannenbaum, dans Expertise Pierre (13-19 mai), identifie les canaux par lesquels l’immobilier pourrait être affecté par la situation européenne : l’accès au financement bancaire, les conséquences de la « rigueur » sur la croissance, l’évolution de l’Euro. « On est tenté de penser, conclut l’analyste, que c’est maintenant […] à une entrée en période de stagflation que l’on pourrait assister. Ce cas de figure est le pire pour la Bourse […] il est moins mauvais pour l’immobilier, qui retrouverait un rôle de refuge contre l’inflation. »
Fragilisés, les États n’en sont pas moins productifs et innovants sur le plan légis¬latif… En France bien sûr, où le dispositif Scellier est en passe d’être recentré comme l’avait été le Robien en son temps (Juris Hebdo du 25 mai, Le Monde du 25 mai) et où la fiscalité de la location meublée a été refondue (Le Journal des finances, 22 mai). Du reste, La Tribune (5 mai) croit savoir que « les acteurs du secteur préconisent une loi de programmation pluriannuelle ».
Les autres États ne sont pas en reste. On trouvera dans cette revue de presse deux articles sur le traitement de la bulle immobilière… en Chine (Les Échos, 12-13 mai, Le Figaro Économie, 14 mai). « L’État chinois prépare des mesures pour refroidir le marché et freiner l’ardeur des promoteurs.» Sur l’autre rive du Pacifique, le marché résidentiel américain redresse timidement la tête (La Tribune, 25 mai). Cet embryon de reprise reste pourtant fragilisé par l’expiration des mesures exceptionnelles d’aide publique. Après avoir « sauvé les banques », les États s’emploient donc à sauver l’immobilier de ses excès ou de ses insuffisances. Mais qui sauvera les sauveteurs ?
Daniel
WHILE
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